PNDS Neuropathie Amyloïde Familiale
Protocole National de Diagnostic et de Soins de la Neuropathie Amyloïde Familiale - document de référence pour les professionnels
Qu'est-ce que le PNDS neuropathie amyloïde familiale ?
Le Protocole National de Diagnostic et de Soins (PNDS) de la neuropathie amyloïde familiale (NAF) est le document de référence national destiné aux professionnels de santé prenant en charge des patients atteints de NAF. Il définit la prise en charge diagnostique et thérapeutique optimale ainsi que le parcours de soins recommandé pour cette maladie génétique rare.
Ce PNDS a été élaboré par le Centre de Référence des Neuropathies Amyloïdes Familiales et Autres Neuropathies Périphériques Rares (NNERf), selon la méthodologie proposée par la Haute Autorité de Santé (HAS).
Qu'est-ce que la neuropathie amyloïde familiale ?
La neuropathie amyloïde familiale (NAF), également désignée amylose hATTR (héréditaire à transthyrétine), est une maladie génétique autosomique dominante causée par une mutation du gène TTR. Ce gène code la transthyrétine, protéine produite par le foie. La mutation entraîne une instabilité de la protéine, qui se dépose sous forme de fibrilles amyloïdes dans les nerfs périphériques et dans d’autres organes.
La NAF se manifeste principalement par une polyneuropathie sensitive, motrice et végétative progressive, souvent associée à une atteinte cardiaque (cardiomyopathie infiltrante), ophtalmologique (vitrée, glaucome), rénale ou leptoméningée selon la mutation en cause.
Dimension génétique : La NAF est une maladie héréditaire à transmission autosomique dominante. Tout diagnostic de NAF impose la recherche d’une mutation TTR et ouvre un droit au dépistage génétique pour les apparentés au premier degré. La consultation de génétique est une étape indispensable du parcours de soin.
À qui s'adresse ce PNDS ?
Points clés pour les professionnels de santé
La NAF (hATTR) est une maladie systémique à expression polymorphe. Le tableau clinique associe de façon variable : polyneuropathie progressive (sensitive, motrice, végétative), cardiomyopathie infiltrante, troubles digestifs, atteinte ophtalmologique et rénale.
Le diagnostic est souvent retardé en raison de la présentation initiale trompeuse (neuropathie d’allure idiopathique, insuffisance cardiaque). Tout tableau de polyneuropathie périphérique d’étiologie indéterminée doit faire évoquer une NAF, surtout en cas d’antécédent familial.
La confirmation diagnostique repose sur la mise en évidence de dépôts amyloïdes (biopsie, coloration rouge Congo) et l’identification d’une mutation TTR par test génétique.
Des traitements spécifiques modificateurs de la maladie sont disponibles. La précocité du traitement conditionne le pronostic fonctionnel.
La NAF est transmissible à 50 % à la descendance. Le dépistage génétique des apparentés asymptomatiques doit être organisé en concertation avec le NNERf et un conseiller en génétique.
Contenu du PNDS neuropathie amyloïde familiale
Suspicion clinique
Bilan diagnostique
Confirmation histologique
Confirmation histologique
Diagnostic génétique
Bilan d'extension multisystémique
Traitement spécifique
Dépistage familial
Suivi multidisciplinaire
Télécharger le PNDS neuropathie amyloïde familiale
FAQ — Questions fréquentes sur la neuropathie amyloïde familiale
La NAF est une maladie génétique rare, autosomique dominante, causée par une mutation du gène TTR. Cette mutation entraîne la production d’une transthyrétine instable qui se dépose sous forme de fibrilles amyloïdes dans les nerfs périphériques et d’autres organes. Elle correspond à l’amylose hATTR (héréditaire à transthyrétine).
Le diagnostic repose sur la biopsie tissulaire (nerf, graisse péri-ombilicale, glandes salivaires accessoires) avec coloration rouge Congo positive et immunohistochimie anti-TTR, combinée à la mise en évidence d’une mutation du gène TTR par test génétique. L’ENMG et le bilan cardiaque complètent l’évaluation.
Plusieurs traitements modificateurs de la maladie sont disponibles : les stabilisateurs de TTR (tafamidis, diflunisal) et les thérapies silençantes (ARN interférence ou oligonucléotide antisens : patisiran, inotersen, vutrisiran, eplontersen). La transplantation hépatique reste une option dans certains cas spécifiques. Le choix dépend du stade, de la mutation et du phénotype dominant (neurologique ou cardiaque).
Tout diagnostic de NAF impose une consultation de génétique pour le patient et l’organisation d’un test génétique pour les apparentés au premier degré. Le NNERf et les centres de génétique partenaires (liste disponible sur le site Réseau Amylose) coordonnent ce dépistage. Les porteurs asymptomatiques bénéficient d’un suivi spécialisé.
Pour en savoir plus sur la consultation de génétique CLIQUEZ ICI