L’anatomopathologie

Examens complémentaires
Les examens complémentaires cardiaques permettent de suspecter l’amylose. Seul le diagnostic anatomopathologique permet de l’affirmer. L’échocardiographie, l’IRM et la scintigraphie sont complémentaires dans l’approche diagnostic toutefois ces examens ne permettent pas de distinguer avec certitude les différentes formes d’amylose [ Présentation clinique des amyloses cardiaques]
Biopsies et diagnostic anatomopathologique par immunohistochimie et/ou protéomique
Le diagnostic de cardiopathie amyloïde repose sur l’examen anatomopathologique et la réalisation de biopsie. Les biopsies doivent être initialement « non invasives » (glandes salivaires, graisse abdominale). La négativité de ces biopsies ne doit pas éliminer le diagnostic et doit aboutir à la réalisation d’autres biopsies en fonction de la localisation et du type d’amylose : rénale, ostéo-médullaire et bien sûr cardiaque. Il peut donc être nécessaire de réaliser des biopsies myocardiaques. 
Le prélévement du tissu est une étape capitale. Il doit comporter un prélévement frais qui sera congélé au laboratoire d’anatomie pathologique et un un prélévement mis dans du formol. Le prélévement dans le formol permet de réaliser la coloration en rouge Congo ainsi que l’immunohistochimie utilisant des anticorps peroxydase (Ex : anticorps anti Transthyrétine). Le prélévement congelé permet de réaliser les analyses en immunofluorescence (Ex : anticorps anti-Kappa ou anti-Lambda).
Une coloration positive au rouge Congo permet de faire le diagnostic de l’amylose. L’immunohistochimie permet de typer l’amylose. Il faut donc utiliser plusieurs types d’anticorpts (anti Transthyrétine, anti Lambda, anti Kappa, anti SAA…).
Dans des cas ou les analyses immuhistochimiques ne permettent pas d’identifier formellement le type de la protéine impliquée dans les fibrilles amyloïdes, l’immunohistochimie doit être complétée par une analyse protéomique. C’est à dire la réalisation d’une microdissection au laser des tissus pour isoler les dépôts d’amylose complétée par une analyse en spectrométrie de masse. Cette technique identifie les protéines constituant les dépôts d’amylose.
Intérêt de l’analyse protéomique dans le diagnostic des amyloses

Magali COLOMBAT

Comment recherche l’amylose sur les biopsies de tissus : l’anatomopathologie

Nicole BENHAIEM SIGAUX